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Légendes du Commerce n°2 : Les Produits Libres...suite

Publié le par Frank Rosenthal

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Avec la collaboration de
Bannière Distripedie
Suite de ce rendez-vous avec Les Produits Libres commencé hier. Je laisse la place à Yves Soulabail.

 

3/ Moments de légende

 

Un débat radiophonique entre Denis Defforey et Edouard Leclerc est organisé le 2 juin 1976, animé par Etienne Mougeotte. Les deux adversaires se font face.

Il est 19h10. L’animateur fait les présentations et centre l’émission : « Le sujet : les produits libres, les super-marchés, les grandes surfaces et les consommateurs. Je pense que si vous êtes d’accord, messieurs, c’est monsieur Leclerc qui pourrait commencer puisque c’est vous qui portez le fer. Monsieur Leclerc, c’est vous qui accusez en quelque sorte Carrefour, alors je vous laisse le soin de répéter vos accusations. »

– Je n’accuse pas Carrefour comme concurrent parce que je ne suis pas commerçant, je n’exploite aucun magasin. Les centres Leclerc ne m’appartiennent pas et ne me versent aucune rémunération directe ou indirecte. Ce n’est donc pas sur le plan purement commercial mais sur le plan idéologique que je vais me battre. Je réagis à la publicité de Carrefour sur les produits libres pour deux raisons : depuis 27 ans, je me suis battu pour obtenir l’abolition des prix imposés des produits de marque et pour abolir le droit de refus de vente des produits de marque. Je vois dans l’opération “produits libres” un grand danger déjà par leur démesure, les grandes sociétés capitalistes commerçantes ont provoqué le vote de la loi Royer qui leur garantit désormais un monopole de fait puisqu’aucun jeune distributeur ne peut plus s’installer sans passer devant une commission régie par une majorité de commerçants. Aujourd’hui, par cette démesure, on risque de donner la possibilité aux grandes marques de remettre en cause les lois votées sur les prix imposés [par les producteurs] et les refus de vente. Je ne vois pas quel tribunal pourrait donner tort à ces grandes marques quand délibérément, on juxtapose des soi-disant “produits libres” près des produits de marques qu’on dénigre sur le plan des prix à grand renfort de publicité. [...]

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En vérité, vous commercialisez pour votre profit personnel un rêve socialiste d’une société parfaite, vous agissez comme les commerçants, les fabricants de produits de confiserie de Lourdes ou de Fatima qui utilisent l’eau de Lourdes ou de Fatima pour vendre aux clients les bonbons d’un goût sucré. Ce n’est plus de la gestion, c’est un truc pour faire rêver la Bourse car ce qui vous intéresse c’est “boursicoter”, c’est vendre votre propre marque et votre clientèle en Bourse. C’est du consumérisme, peut-être comme on fait à Lourdes, du religionnérisme. »

Etienne Mougeotte saisit la parole et demande alors à Denis Defforey, avant de répondre aux accusations, de dire rapidement ce que sont ces produits libres.

Ce dernier approuve et décrit la liberté apportée aux consommateurs par l’hypermarché, le parking gratuit, les horaires, le libre-service et le choix et continue son discours.

– Il y a les grandes marques, les marques qui ont fait le succès de l’hypermarché et cela est une chose que monsieur Leclerc nous a apprise mais tout le monde n’achète pas de grandes marques. Tout le monde ne voyage pas sur Air France. Il y a des gens qui voyagent sur des charters et qu’est-ce-que c’est que les produits libres ? C’est des produits dépouillés [...]. Aussi, quand je vois, que monsieur Leclerc, dit que c’est le contraire de la liberté, je pense qu’il n’a rien compris aux produits libres et qu’il ferait bien de lire certaines enquêtes qui ont été faites auprès des consommateurs. 74 % des consommateurs ont compris les produits libres et c’est cela qui nous sépare de monsieur Leclerc, il l’a dit tout à l’heure : “Je ne suis pas un commerçant” car le client, il ne le comprend pas, nous, nous le comprenons.

– Alors, je crois que quand on parle de produits libres, reprend Edouard Leclerc, je voudrais d’abord souligner le véritable problème, car pour moi, aujourd’hui, supprimer les grandes marques et essayer de libérer les produits sans élément de comparaison, c’est permettre à tous ceux qui ont un monopole, de prendre toutes les marges possibles à un moment donné sans avoir un concurrent qui pourra comparer, faire comparer, les produits identiques et c’est vraisemblablement cela que l’on cherche. [...] Et je crains, quand on analyse les différents bilans que devant l’augmentation des frais généraux, on soit dans certains hypermarchés amené à augmenter les marges bénéficiaires et pour augmenter ces marges bénéficiaires, on veut faire disparaître l’élément de comparaison, c’est-à-dire la marque. Il serait beaucoup plus habile de conserver les marques et de faire pression ensemble pour que ces marques qui vous disent produire une qualité identique et vous livrent, vous Carrefour, à moins cher, vendent leurs marques moins cher et que nous puissions continuer à offrir à ceux qui ne peuvent pas se payer des marques, des marques à des prix identiques que les produits libres.

– Cela devient passionnant parce qu’avec Leclerc, on se bat toujours à armes inégales. Il veut comparer des bilans, Le mien, il l’a, moi je n’ai pas le sien. Et je ne sais pas si quelqu’un a jamais eu le bilan de monsieur Leclerc. Je crois que, monsieur Leclerc, vous avez dit quelque chose de faux. Vous avez dit : “éliminer les marques” mais c’est le contraire de notre but. Où serait la liberté s’il n’y avait pas la comparaison des marques ?[...] »

 

 

4 – Une vraie influence sur le commerce

 

Réinterprétation des marques de distributeur

La première MDD est faite par le Groupe Casino en 1906. Etienne Thil, modifie le concept qui avait perdu de son impact commercial avec les années en se positionnant face aux marques nationales en terme de qualité mais en étant 20 à 30% moins cher.

 

Les produits libres inspirent les produits génériques aux Etats-Unis

En novembre 1976, l’enseigne Jewel de Chicago (États-Unis), voyait fuir sa clientèle au profit d’un nouveau type d’adversaire : Aldi, enseigne fondée par les frères Albrecht.

Aussi, la direction décida de traverser l’Atlantique jusqu’en Allemagne pour y découvrir la mère patrie du concurrent et en comprendre le succès. Sur le retour, escale à Paris. Ils s’acquittent d’une visite auprès de Carrefour, en France. C’était six mois après les jours fous d’avril. Etienne Thil leur expliqua. Ce fut pour eux la source de ce « que les Américains vont expérimenter à leur tour, sous le nom de generic products. »

 

Un grand merci à Yves Soulabail pour ce témoignage dans le format désormais mensuel de "Légendes du Commerce" publié en collaboration avec Distripédie, l'Encyclopédie de la distribution: http://www.CarrefourUncombatpourlaliberte.fr

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Rendez-vous début mai pour le numéro 3 de  "Légendes du Commerce"

 

 

Publié dans Légendes du Commerce

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Légendes du Commerce n°2 : Les produits Libres de Carrefour

Publié le par Frank Rosenthal

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Avec la collaboration de
Bannière Distripedie
Deuxième numéro de Légendes du Commerce, après le premier numéro consacré au Printemps "Légendes du Commerce" n°1 : Le Printemps et Légendes du Commerce n°1 : Le Printemps...suite j'ai le plaisir pour ce nouveau numéro en 2 articles (aujourd'hui et demain) d'accueillir Yves Soulabail en tant qu'invité et témoin.

Yves va nous raconter pendant 2 jours "Les Produits Libres" de Carrefour, une vraie légende du commerce et une histoire qui a eu beaucoup de conséquences pour le commerce moderne.

Afin de présenter en quelques mots Yves Soulabail, avec lequel nous partageons la passion de la distribution, résumons ses activités professionnelles : c'est un homme de presse, depuis 1991, il est en effet secrétaire général de la rédaction de La Revue des Sciences et de Gestion (à consulter dans les liens de ce blog ci-contre). Il est également consultant-formateur dans les domaines de la gestion. Pour ce qui nous concerne ici,  il s'intéresse à l'histoire du commerce, comme membre de l'association Etienne Thil et participe activement à la mise en place d'une "Fondation pour la mémoire vivante du commerce et de la distribution". Enfin, Yves est actuellement dans l'actualité par la sortie d'un livre sur toute l'histoire et les coulisses des "Produits Libres" courant 1976 avec beaucoup de documents et d'archives, ce livre est disponible sur son site :
http://www.CarrefourUncombatpourlaliberte.fr

 

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Voilà un invité qui a bien sa place dans cette rubrique "Legendes du Commerce". Il est temps maintenant de laisser la place à Yves Soulabail aujourd'hui et demain.

 

1/ Quelques dates clés qui construisent la légende

En secret, Carrefour prépare une opération permettant aux 35 magasins de l’époque, nous sommes en début 1976, de connaître enfin une campagne de communication nationale. Jusqu’alors, chaque directeur de magasin recrutait son personnel, choisissait ses fournisseurs, déterminait ses tarifs pour un grand nombre de produits.

L’écueil, 35 communications différentes n'ont jamais fait 35 bons scores !

Etienne Thil, premier directeur communication de Carrefour depuis 1966, vient de lancer l’idée d’unifier une partie des budgets des magasins. L’opération est appelée « Alouette » par la quinzaine d’initiés. Son emblème sera une mouette, mais revenons en arrière…

1974 –  Réduction des implantations d’hypermarché qui affecte particulièrement Carrefour suite au vote de la loi Royer.

 1974 –  Lancement de l’opération « Les prix coûtants » par Carrefour, suivie par tous les concurrents ce qui réduit l’impact de la campagne médiatique.

1974 –  Etienne Thil écrit à la direction pour demander l’unification d’une partie des budgets des magasins.

1975 –  Des directeurs de magasins constatent la dégradation des comptes d’exploitation par alignement tarifaire face à la concurrence.

1975 –  Les MDD n’ont jamais été aussi basses dans les comptes d’exploitation depuis 1969.

1975 –  En juin, début des contacts avec le laboratoire d’analyse pour des tests pour élaborer 50 produits.

 1975 –  Le 10 décembre, début des entretiens avec les agences de communication.

1975 –  Le 12 décembre, première réunion avec l’équipe créative de communication qui sera retenue. Présentation des attentes.

 1975 –  Le 15 décembre, choix de l’agence définitif.

1976 –  Enquête de Marketing Office indiquant le manque de différenciation des enseignes.

 

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1976 –  Le 27 janvier, une enquête réalisée par IFOP révèle que les consommateurs sont a priori plutôt favorable au concept d’une marque de distributeur « grande surface ».

1976 –  Le 24 février, 24 produits sont déjà sélectionnés auprès des fournisseurs.

1976 –  Du 26 février au 17 mars, présentation de l’opération aux directeurs des magasins.

1976 –  Le 29 mars à 6 h.17 début de la campagne de communication autour de 50 produits libres.

1976 –  Du 29 mars au 31 mars première phase de la campagne radio.

1976 –  Le 1er avril, conférence de presse.

1976 –  Du 1er au 5 avril phase d’affichage, première salve.

1976 –  Le 1er mai, Carrefour doit retirer de ses emballages la référence au « laboratoire agréé par l’état » à la demande de la répression des fraudes.

1977 –  Le 31 mars, conférence de presse pour faire le point sur l’opération : c’est une réussite commerciale indéniable

 

Performance commerciale en 1 an

 

En tonnes :
- 1 500               riz
- 1 800               chocolat
- 2 400               café
- 3 200               confiture
- 5 600               huile d’arachide

 

En millions :
- 1,5                   bouteilles de pastis
- 2                     lessive en 5 kg
- 4                     rouleaux de papier

 

2/ Etienne Thil : un personnage de légende

 

Photo-Etienne-Thil-p.JPG

 

1929 –  Naissance à Paris le 19 septembre.

1953 –  Diplômé du Centre de Formation des Journalistes, après avoir été licencié en droit. Il poursuit sa formation journalistique aux États-Unis au sein de l’Université d’Ann-Arbor (Michigan) et y découvre les supermarkets.

1954 –  De retour en France, il débute sa carrière de journaliste, notamment à France Soir, Europe n°1, Le Temps de Paris et devient rédacteur économique de la revue Constellation.

1958 –  En recherche d’un sujet de grand reportage, il rencontre Édouard Leclerc, promoteur depuis 1949 d’une nouvelle forme de commerce à Landerneau, dans le Finistère.

1964 –  Il publie en octobre son premier ouvrage : D’Édouard Leclerc aux supermarchés, Combat pour la distribution aux Éditions Arthaud.

1965 –  Il rencontre Marcel Fournier. Ils décident ensemble de partir le 2 juin aux États-Unis afin de participer aux séminaires « Méthodes Marchandes Modernes » (MMM) de Dayton, animés par le « Pape de la distribution » Bernardo Trujillo.

1966 –  De juillet à septembre, il rassemble sa documentation et publie Les Inventeurs du commerce moderne : des grands magasins aux bébés-requins aux Éditions Arthaud. La même année il sera missionné par la société des supermarchés Carrefour en qualité de responsable de la publicité et relations publiques. C’est à cette époque qu’il soumet l’idée à Jacques Daniel qui réalise - pour l’ouverture du magasin de Vénissieux - un nouveau logotype de l’enseigne, d’utiliser le bleu-blanc-rouge pour le « c » minuscule inscrit dans un losange.

1976 –  Il devient directeur du marketing des hypermarchés de l’enseigne, organise la création et le lancement des produits libres.

1980 –  Il définit le concept des magasins Ed, participe au lancement et quitte l’enseigne Carrefour en 1982.

1983 –  Il est conseil en marketing, spécialisé dans les relations fabricants-distributeurs, la politique marketing des distributeurs et marques de distribution, intervient dans des séminaires de formation et participe aux travaux de l'ICC (Institut du Commerce et de la Consommation). Il publie son 3e ouvrage avec Claude Baroux (réd. en chef du magazine Le Nouvel Économiste) aux Éditions Flammarion courant 1983 :  Un pavé dans la marque.

1990 –  Il revient à Carrefour comme conseil extérieur, participe par ses études aux évolutions de la marque des produits Carrefour, à l'évolution de l'enseigne Ed et des assortiments des hypermarchés. Ensuite, il devient formateur jusqu’à son décès le 17 septembre 1996.

 

Après son décès brutal en septembre 1996, quelques amis proches (O. Géradon de Véra, Y. Lapalu, F. Bobrie) prennent l'initiative d'un « devoir de mémoire », en collectant ses archives professionnelles, puis en organisant, avec l'IUP Commerce et Vente de La Rochelle, le 1er Colloque Etienne Thil « Rencontres Université-Commerce », les 2 et 3 avril 1998. Grâce au soutien de la société Carrefour et des nombreux spécialistes universitaires du commerce et de la distribution qui ont répondu présent, le succès de ces deux journées est immédiat et l'expérience est reconduite en septembre 1999.

Il apparaît alors que les « Rencontres Etienne Thil de La Rochelle » sont devenues un rendez-vous privilégié pour perpétuer et développer les réflexions sur le commerce et l'évolution des marchés dont Etienne Thil fut l'un des précurseurs, en théorie et en pratique.

 

http://www.univ-lr.fr/gestion/colloqueThil.htm

 

 

Merci à Yves et  rendez-vous demain pour la suite de cette deuxième "Légendes du Commerce" aevc un moment de légende et en quoi Les Produits Libres ont marqué l'histoire du commerce.

 

Cet article est le 800 ème de ce blog



Publié dans Légendes du Commerce

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Semaine du développement durable : l'enjeu de convaincre

Publié le par Frank Rosenthal

A l'heure de la Semaine du Développement Durable, quelques études sortent. Notamment, la traditionnelle étude de Ethicity. Cette année, les chiffres sont surprenants (effets négatifs du Smmet de Copenhague et des discussions infinies sur la taxe carbone ?) et montrent que beaucoup reste à faire pour être convaincant.

 

Par exemple, quand 69% des Français déclaraient en 2008 avoir changé leur comportement en faveur du développement durable, ils ne sont plus que 60% en 2009.

 

Autre chiffre révélateur, ils sont 53% à estimer trop nombreux les messages publicitaires sur la consommation durable et plus de 43% ne les supportent plus.

 

Bref, il ne faut pas être opportuniste et convaincant et sur ce plan, Monoprix a vu juste en rappelant dans sa campagne média et magasin ses efforts depuis 20 ans, de quoi rallier les sceptiques à sa cause !

 

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La campagne média ci-dessous :

 

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Publié dans Développement durable

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Intervention au Forum Initialis Paris 2010

Publié le par Frank Rosenthal

Jeudi 8 avril, dans le cadre du Forum Initialis qui se tient à la Porte de Versailles, je participerai à une conférence.
Initailis est une journée de recrutement dédiée aux profils commerciaux.

Je participerai à une conférence de 15h30 à 16h20 sur le thème : "Comment suivre les évolutions de la distribution ?"
aux côtés de Nicolas Michel, universitaire et fondateur de Distripédie, depuis peu partenaire de ce blog pour la rubrique "Légendes du Commerce" et Brigitte Guillot, rédactrice en chef de la lettre de la distribution internationale.

Il est possible de s'inscrire gratuitement sur http://www.initialis.org
N'hésitez pas à venir me rencontrer à l'issue de cette conférence.

Initialis-3.jpg


Publié dans Autopromo

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Popai Awards 2010 : quelles tendances (3)

Publié le par Frank Rosenthal

Dernier rendez-vous de cette série consacrée au Marketing Point de Vente et aux Popai Awards.

 

Dernière tendance : celle des nouvelles technologies omniprésentes.

 

Ici, deux cas vous sont présentés, celui de Asics qui privilégie le haut de ses présentoirs pour adapter sa communication.

L'objectif d'Asics était de créer un présentoir attractif, permament et adaptable à la communication du moment.

Les visuels du haut et les films peuvent être remplacés en moins de 5 minutes par la force commerciale d'Asics.

 

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Autre cas, celui de Revlon qui avait pour objectif de montrer le bénéfice de l'hydratation interne des cheveux représentée à travers des tubes avec de l'eau à l'intérieur. Le présentoir et recto verso. D'un coté la face principale que vous voyez ci-dessous, de l'autre le stock des 5 gammes différentes de produits.

 

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Popai Awards 2010 : quelles tendances (2)

Publié le par Frank Rosenthal

Après l'éco-conception et le développement durable, une deuxième tendance m'a frappé : celle de la simplicité.

Peut-être est-ce dû à la crise et aux budgets restreints, néanmoins voilà quelques réalisations simples mais marquantes.

 

Milka se distingue avec ce présentoir précédemment en bois et maintenant en apparence bois en utilisant le re-board, ce qui permet de faire des économies et facilite l'implantation dans les points de vente stratégiques.

 

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Autre réalisation, celle de Whirlpool pour sa gamme de micro-ondes Max. Gamme jeune, ludique et coloré.

L'idée très simple : poser un micro-ondes déballé sur des cartons Max et inscrire la signature d ela marque "I love Max" :

 

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Dernière tendance demain.

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Popai Awards 2010 : quelles tendances ? (1)

Publié le par Frank Rosenthal

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A l'occasion du Salon Marketing Point de Vente qui se tient à la Porte de Versailles depuis mardi et jusqu'à aujourd'hui, 3 billets consécutifs pour analyser les tendances.

 

Tout d'abord quelques chiffres, le marché de la PLV  répérsente environ 3% de part de voix des investissements en communication, mais ce marché subit la crise. Alors qu"on pouvait penser que les investissements en communication allaient s'orienter vers le point de vente, les investissements en PLV s'effondrent en 2009 de plus de 11%. Source : Guide de la Communication Point de Vente.

 

Dans un marché en crise, les Popai Awards qui récompensent les meilleures réalisations ont vu 400 inscrits, de 13 pays, dans une trentaine de catégories.

 

Au-delà des prix et de la sélection du jury que vous pourrez retrouver sur le site http://www.popaiawards.com voici quelques coups de coeur et un résumé des tendances qui m'ont frappé. Ce n'est qu'une sélection, ma sélection et par nature forcément discutable.

 

Première tendance : l'éco-conception et le développement durable.

L'éco-conception est d'ailleurs une nouvelle catégorie et beaucoup de PLV sont conçus pour être réutilisable.

Sur l'aspect, développement durable, je retiens l'opération de Coca Cola France dans 300 hypers et supers.

Coca Cola veut encourager les consommateurs à trier et recycler les bouteilles pour réduire l'impact carbone lié à ses produits. L'objectif de cette opération pilote pour l'Europe est de montrer avec pédagogie que des bouteilles on peut faire autre chose comme des produits textiles et tee shirts par exemple.

Signatons aussi que pour les PLV, il s'agit de carton brut et d'encrage faible.

 

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Demain et après-demain, suite des tendances de ces Popai Awards 2010.

Publié dans Dossier spécial

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Le zoom du mois n°14 : Retour sur Promo Libre de Carrefour

Publié le par Frank Rosenthal

Retour sur l'événement promotionnel de ces dernières semaines auquel j'ai consacré 2 articles sur ce blog Comment analyser Promolibre de Carrefour ? et Promolibre de Carrefour...complément d'analyse

A en juger par les statistiques de lecture du blog , ce sujet recueille un intéret évident auprès des professionnels, mais créé aussi beaucoup de débats.

Pour ma part, je partage l'analyse complémentaire livrée par Le Site Marketing dans son dernier numéro de Flash Actus à savoir que si "Promolibre" est une réponse à "la Garantie Promo" de Leclerc et là dessus pas beaucoup de doutes, son avantage est de jouer sur un consommateur actif qui choisit et pilote ses promos plutôt que pour Leclerc pour lequel La Garantie Promo est plutôt le résultat de mauvais (ou moins bons) prix prospectus des concurrents locaux de Leclerc.

Autre remarque développée par Le Site Marketing qui consiste à dire que c'est une mine d'or pour les data miners de l'enseigne qu vont pouvoir apprendre beaucoup sur les choix produits qui sont faits et le produit qui est choisi parmi les 3 pour être remboursé. Toutefois, j'apporte une nuance sur ce point, les data miners vont recueillir des millions d'informations, puisque rappellons-le cette mécanique promo concerne tous les formats de Carrefour et une traçabilité évidente puisque tout se passe avec la carte de fidélité, mais et c'est là qu'est ma nuance, encore faut-il exploiter les données, en tirer des enseignements, s'ils sont lisibles et agir et réagir...et là je suis moins convaincu.

Si on regarde quelques semaines après le démarrage, le choix des rayons est plutôt bon ex: sur la semaine dernière yaourts et desserts avec le troisième produit le moins cher remboursé et mobilier de jardin avec 20% de réduction sur le produit de son choix. Cette semaine c'est le tour des biscuits sucrés et salés et celui des vélos.

Pourtant, je continue de penser que dans lesdits rayons la coexistence d'autres mécaniques promotionnelles avec Promolibre nuit à la lisibilté de Promolibre, incite à faire des calculs encore plus nombreux et au final affaiblit fortement Promolibre. Voici par exmeple, dans le prospectus de la semaine dernière les promos qui cohabitaient avec les yaourts et desserts en promolibre :

promo-parasite-de-promolibre.jpg
Enfin, pour conclure quand on regardera l'efficacité ou non de cette promo, il faudra voir l'évolution de la part de marché de Carrefour France puisqu'elle concerne tous les formats, mais aussi analyser en tenant compte des investissements en pub et en promo très élevés.

Lars Olofsson, le directeur général du Groupe Carrefour avait d'ailleurs annoncé lors de la dernière présentation des résultats Carrefour : " le budget consacré à vanter les mérites de cette nouvelle mécanique promotionnelle sera très important."

Ce qui est sûr et l'analyse "Parcours d'achat" du Site Marketing le démontre, c'est que quel que soit le résultat, on ne pourra pas dire que les clients (et non clients) de Carrefour n'ont pas été au fait de cette action. La puissance est-elle dans ce cas un gage d'efficacité face à un consommateur qui ne cesse de montrer son indépendance et son...libre choix ?
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Rubrique réalisée en partenariat avec Le Site Marketing, source : Flash Actualités

Publié dans Le zoom du mois

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La filadora : le textile comme avant (9)

Publié le par Frank Rosenthal

9 découvertes à...
Palma de Majorque



Pour cloturer cette première série sur Palma de Majorque et pour attendre la suite avec une nouvelle série programmée cet été, un magasin de textile traditionnel, avec beaucoup de choix et du sur-mesure.




Publié dans Enseignes

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Casa Roca, la tradition vivante (8)

Publié le par Frank Rosenthal

9 découvertes à...
Palma de Majorque



Casa Roca est un ancien magasin de jouets, une partie du magasin en sous-sol reste consacrée aux jouets, l'autre partie est consacrée à la papeterie sous toutes ses formes.



Publié dans Concepts magasins

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Plus de 200 000 pages vues sur le blog retail-distribution

Publié le par Frank Rosenthal

Avec plus de 100 000 visiteurs uniques, le nombre de pages vues atteint bientôt les 205 000 pages vues. Ce chiffre est atteint avec plus de 2 ans d'article, le blog a démarré le 16 février 2008 et compte plus de 750 articles publiés.

Publié dans Autopromo

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Cappuccino : design, confort et ambiance (7)

Publié le par Frank Rosenthal

9 découvertes à...
Palma de Majorque


Cappuccino est une chaîne de café et de restauration légère des Baléares. Les ingrédients du succès sont nombreux : une dizaine d'établissements, toujours des emplacements prestigieux, le port de Palma ou encore Valdemossa ou Portal Nous, de l'espace, souvent des anciens palais redécorés, des endroits confortables et surtout un soin particulier accordé au service et à la présentation.







Publié dans Concepts magasins

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Rialto Living, un des "top luxury stores of the world" (6)

Publié le par Frank Rosenthal

9 découvertes à...
Palma de Majorque



Rialto Living est un magnifique concept store pour lequel j'ai consacré dans ce blog quelques billets et qui est assurément un de mes favoris, plus de détails en cliquant sur le lien : Découvrez Rialto Living à Palma, le concept store maison

Ouvert en 2007 dans l'ancien théâtre Rialto de Palma du quinzième siécle, ce magasin de 800 mètres carrés propose des articles de décoration, de mode et d'aménagement de la maison.

Il est décliné selon 4 univers : urbain, classique, coloré et terre/nature. Il dispose d'un lieu d'expo consacré à de jeunes créateurs et enfin propose un café et de la restauration.

Ce magasin figure dans la sélection de Te Neues comme "Top luxury stores of the word", un choix indiscutable ! Luxury Stores, top of the world : un tour du monde en magasins

Pour le visiter en site ou sur place http://www.rialtoliving.com









Publié dans Concepts magasins

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Desigual, la mode espagnole (5)

Publié le par Frank Rosenthal

9 découvertes à...
Palma de Majorque


Le blog Retail-distribution avait déjà consacré un article à Desigual dans la série consacrée à Barcelone Desigual, produit et mise en scène indissociables (9)

A Palma, plusieurs magasins Desigual jouent sur un aménagement particulier : utiliser toute la profondeur, théâtraliser les produits et jouer sur une lumière forte.

Quelques images :





Publié dans Concepts magasins

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Exclusif : Alice sur les écrans et chez Bloomingdale's à New York

Publié le par Frank Rosenthal

Aujourd'hui, sortie du film de Tim Burton sur les écrans français "Alice au Pays des Merveilles". J'avais consacré un article il y a quelques semaines sur l'expo et le salon de thé éphémère de Ladurée au Printemps Haussmann : Ladurée se met aussi au salon de thé éphémère

Voici un reportage sur ma visite la semaine dernière chez Bloomingdale's à New York. Tim Burton est dans l'actualité avec une expo au MoMa qui ne désemplit pas et avec la sortie de son film qui a réalisé le sixième meilleur démarrage de tous les temps aux Etats-Unis pour son week-end de sortie.

Bl0omingdale's le grand magasin new yorkais y va aussi de son expo avec quelques "costumes" du film mais aussi une boutique Alice avec toutes les robes du film. A découvrir en images :

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Retour demain de la série "9 découvertes à...Palma de Majorque"

Bientôt en avril "9 découvertes à...New York" 
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Camper, la mise en scène d'une couleur (4)

Publié le par Frank Rosenthal

9 découvertes à...
Palma de Majorque



Suite de cette série consacrée à Palma de Majorque avec un magasin Camper. La marque espagnole dans ce magasin situé sur Sindicat, une des artères majeures de Palma.

Ce magasin met en scène la couleur principale de Camper : le rouge.

Quelques illustrations :





Publié dans Marques

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