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prix et pouvoir d'achat

Départ en vacances des Français : un nouvel arbitrage budgétaire ?

Publié le par Frank Rosenthal

Autre indicateur du pouvoir d'achat, le taux de départ des Français en vacances. Dans son baromètre annuel, Opodo fait ressortir que ce taux est en recul pour 2007 et pour la cinquième année consécutive.

5 ans
C'est le nombre d'années consécutives du baisse de taux de départ en vacances en France.

C'est bien évidemment une conséquence du pouvoir d'achat en berne, les salaires n'augmentent pas, les prix oui. Pour beaucoup de foyers, les vacances deviennent un arbitrage budgétaire.

Conclusion : 59,7% sont partis en 2007 contre 64% en 2003 !
Et surtout si on regarde les taux de départ en fonction des revenus, ceux qui gagnent entre 1200 et 1900 euros étaient 57% à partir en 2006, ils sont moins de la majorité (49%) en 2007 !

Autre tendance forte sur le tourisme : l'essor de l'achat de voyages en ligne a gagné plus de 6 millions de personnes. 44% des Français préparent aujourd'hui leurs vacances sur Internet, ils n'étaient que 40% en 2006.

Dans le Parisien du 12/3/2008, la directrice générale d'Opodo commente : "On peut légitimement penser que les Français seraient encore moins partis sans Internet qui a joué un rôle d'amortisseur avec son extraordinaire capacité à faciliter la recherche du meilleur prix."
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Le pouvoir d'achat fait recette en TV (1) : ça continue

Publié le par Frank Rosenthal

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Dernière grosse audience en date pour les magazines d'information, celle de lundi 3 mars 2008 pour l'émission de France 2 Mots Croisés.

L'émission animée par Yves Calvi, avait pour thème : "La hausse des prix, qui en profite ?".

Voici la présentation du contenu du magazine dans la presse :

Le temps où la hausse des prix faisait figure de sentiment infondée ou d'argument démagogique semble révolu. Mais si tout le monde s'accorde aujourd'hui sur le fait qu'il y a bien une hausse des prix, celle-ci ne concerne certainement pas l'ensemble de la consommation, qu'il s'agisse d'énergie ou de bien. 
Qui en profite, qui est pénalisé ?

L'émission avait pour invités :

Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de la Consommation et du Tourisme ;
Marylise Lebranchu, députée du Finistère (PS), ancienne secrétaire d'État aux PME, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation ;
Marie-Jeanne Husset, directrice de la rédaction du magazine «60 Millions de consommateurs» ;
Jérome Bedier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution ;
Brice Teinturier, directeur général adjoint de TNS Sofres;
Béatrice Mathieu, journaliste au magazine «L'Expansion».

Alors, l'audience ? Excellente pour un programme qui a démarré à 23h10, l'emission a réuni 1,5 millions de télespectateurs, ce qui est considérable pour l'horaire et une part de marché de 26%, ce qui est bien au-dessus de la part de marché moyenne de l'emission et de la chaîne sur cette tranche horaire.
Le pouvoir d'achat : un thème qui passionne.
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Pouvoir d'achat et prix à la TV : ils font bouger l'audience

Publié le par Frank Rosenthal

Après Capital de M6 consacré au Pouvoir d'achat et Complément d'Enquête de France 2 sur le même thème, cf articles du 21 février,  la toute dernière émission magazine de France 2 "Ils font bouger la France" de Béatrice Schonberg a aussi battu son record d'audience. 

L'emission diffusée en prime time mercredi 27 février a réalisé son meilleur score depuis sa création (ce n'était que la quatrième de la série) avec 4 020 000 télespectateurs et une part de marché de 17,1%.

L'émission proposait une alternance de plateaux et de reportages. Le thème générique traité : "Ils cassent les prix" avec des reportages (déjà vus et revus) sur les dentistes hongrois qui cassent les prix, sur Easy Jet ou encore sur le comportement de ces Français radins et malins pour reprendre la signature de Price Minister.

Un commentaire : en quelques semaines, trois magazines d'information ont battu leur record d'audience sur ce thème du pouvoir d'achat. Ce qui est sûr, c'est que l'information et la demande d'informations sur le sujet ne cessent d'augmenter, il est à parier que la sensibilité des prix va suivre.

Comment des millions de foyers qui s'informent, par leur média de prédilection, la télévision, pourraient aller en magasins sans être plus vigilants sur les prix de leurs achats ?

L'image prix des enseignes va devenir de plus en plus clé dans la fréquentation des magasins.
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Complément sur Complément d'enquête Pouvoir d'achat (2)

Publié le par Frank Rosenthal

Revenons sur les marges arrière, clairement expliquées dans le reportage "marges arrière toute".
Qui sont les gagnants ? Des avis différents mais surtout des avis divergents.

D'un côté, M.Papin affirme que : "les bénéfices sont de 2% soit le même niveau qu'en 1980 quand j'ai commencé...Où est l'abus ?" 
Alors comment expliquer les hausses de prix : "Nous on a baissé les prix des marques U, on porte tous nos efforts là-dessus. Vous parlez des produits des grandes marques, ça concerne Danone, Coca-Cola et Procter & Gamble, en gros, c'est les marques américaines."
Peut-être là, le vrai scoop de la soirée, Danone, marque américaine ? Les américains (et sous entendu la mondialisation) responsable de la hausse des prix !
Le responsable désigné : les grandes marques (américaines).

De l'autre, M.Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation, qui déclare : "On est trop cher. La faute à qui ? la faute à une législation absurde en 96 qui a voulu préserver, encadrer les relations commerciales entre distributeurs et industriels. Le résultat de cette négociation était partagé entre distributeurs et industriels.
Nous voulons mettre fin à ce système."
Les responsables désignés : industriels et distributeurs. Match nul

Enfin, en cloture de l'émission, l'économiste Philippe Askenazy, y va lui aussi de ses chiffres. 
"Pour les distributeurs, les 10 dernières années, le chiffre d'affaires a augmenté de 50%, les profits de 130%.
Sur la marge de 2%, je préfére regarder les chiffres officiels de l'Insee qui font apparaître 4% de marge pour les distributeurs."
Le responsable désigné : le distributeur.

Que dit alors, en synthèse, Benoit Duquesne, l'animateur, également directeur de la rédaction d'Europe 1 ?
"En tant que consommateur, j' y perd mon latin."

Une certitude pour le consommateur : personne ne le donne gagnant.
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Complément sur Complément d'enquête Pouvoir d'achat (1)

Publié le par Frank Rosenthal

Qu'a pu retenir le télespectateur et consommateur, client de la grande distribution sur les prix ?
Quelques chiffres énoncés tout au long de l'émission. 
Beaucoup de confirmations et toujours un grand flou.

Commençons par les confirmations qui malheureusement n'éclairent personne :

1ère confirmation : Les marques distributeurs sont beaucoup moins chères que les grandes marques.
Le premier reportage "marges arrière toute" montre un caddie de produits U, comparé à un caddie de marque nationales. L'écart entre les 2 : 34,16%.

2ème confirmation : Les grandes marques ont beaucoup augmenté et pas les MDD. M.Serge Papin, Président de Système U a même mentionné une baisse de 7% pour les produits U depuis l'entrée dans l'euro.

3ème confirmation : le hard discount est moins cher. Plusieurs fois, notamment dans le reportage "la guerre du hard" l'émission répéte que l'écart se situe à 50% sans citer aucune enquête, ni aucune source. On sait néanmoins (sans que l'emission n'y fasse référence) que le mensuel Linéaires a confirmé que les produits des marques nationales étaient au mieux alignés chez Lidl et Ed, voire plus chers !

4ème confirmation : le personnel de caisse est mal traité. Revenus insuffisants, horaires décalés, conditions de travail. Le reportage "ma caissière va craquer" était néanmoins révélateur.

Un grand flou demeure : qui sont  les gagnants du système de marges arrière ? Un système, clairement expliqué dans l'émission, et qui va devenir familier aux télespectateurs (cf mon dernier article sur les audiences records des émissions sur le pouvoir d'achat). Des avis différents, mais surtout des avis divergents.

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Pouvoir d'achat : les prix grimpent, les audiences TV suivent !

Publié le par Frank Rosenthal

capital-copie-1.jpg

 






undefined2 magazines : Complément d'Enquete de France 2 et Capital de M6 ont obtenu récemment des audiences records.

Lundi 18 février 2008 à 22h25,
Complément d'enquête, le magazine présenté par Benoît Duquesne, a réalisé un record d'audience. Le programme de France 2 a rassemblé 2,5 millions de téléspectateurs, obtenant une part d'audience de 20,2%. 

L'émission qui avait pour thème "Pouvoir d'achat : à quoi jouent les grandes surfaces ?" a réalisé la deuxième meilleure audience depuis sa création. 

Il y a un mois, le dimanche 20 janvier, même phénomène : 
 Capital de M6 consacré au thème
 « Le pouvoir d'achat : révélations sur la flambée des prix », a réuni 6.4 millions de téléspectateurs, avec une part d'audience de 25.9% auprès de l'ensemble du public.

L’émission a enregistré ainsi sa meilleure audience depuis sa création en 1993.

A noter le succès du programme auprès des ménagères de moins de 50 ans avec une part d'audience de 28,9%.

Le pouvoir d'achat n'a jamais été aussi présent dans l'actualité. Les téléspectateurs et consommateurs veulent comprendre, les prix grimpent, les audiences suivent.

Source : Médiamétrie.


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Les médicaments en libre accès vont-ils augmenter le pouvoir d'achat ?

Publié le par Frank Rosenthal

Oui selon le Gouvernement. Les arguments habituels sont listés (plus forte disponibilité, encouragement de la concurrence, développement du libre accès). Non selon la COOPER qui proclame à coups de pages de pub que 62% des Français disent NON au libre accès.

Mais qui est la COOPER ? Pas de présentation dans l'annonce, le manifeste est signé du président de la COOPER. Alors, visite sur le site Internet (qui ne relaye pas l'action publicitaire) et alors qu'on pouvait penser que la défense des pharmaciens était assurée dans le cas présent par une "collective", on apprend que la COOPER est la Coopération Pharmaceutique Française, un laboratoire entièrement dédié au service des pharmaciens et qui entre autres activités, distribue des médicaments bien connus comme Arnican, Oxyboldine ou Vitascorbol.

Revenons à la pub elle-même. On apprend qu'un Français dépense en moyenne 27 euros par an pour les médicaments OTC (over the counter est l'appellation couramment utilisée pour les médicaments sans ordonnance). Une baisse de 10% ferait donc économiser moins de 3 euros par Français et la COOPER fait donc le paralléle suivant : "Ne sacrifions pas le conseil du pharmacien pour 3 euros par an".

Mais il s'agit ici des seuls médicaments OTC et il n'est pas question ni pour les professionnels de la Santé, ni pour les Français de sacrifier le conseil du pharmacien, encore moins pour 3 euros ! La COOPER rappelle, ce dont personne ne doute, que "la Pharmacien est une chance pour la santé."

Autre argument, 62% des Français disent non au libre accès, il s'agit ici d'une Etude Ipsos Santé du 18 janvier 2008 sans citation des précisions habituelles de méthodologie et de taille d'échantillon.

Le pouvoir d'achat ne peut se résumer à une seule mesure. Le débat sur l'accès libre aux médicaments ne peut se résumer à un montant de 3 euros.
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Ce qu'on ne dit (presque) jamais sur le pouvoir d'achat

Publié le par Frank Rosenthal

Quand on parle du pouvoir d'achat, très souvent on ne mentionne que la hausse des prix, essentiellement sur l'alimentaire.

On oublie 2 variables importantes :

1/ la stagnation des revenus
2/ la hausse des prix de l'immobilier tant pour l'accession à la propriété que pour les loyers.

Le Monde a récemment publié les chiffres de l'Insee et ils sont édifiants.

Le point de départ est 2002, l'indice des prix à la consommation hors tabac et loyer est de 100. Au 4è trimestre, il atteint 108,2, preuve que l'inflation a été sage, contrairement à la perception des Français.

Au moment où dans sa loi sur le Pouvoir d'achat du 8 février, le Gouvernement a décidé d'adosser la hausse des loyers sur l'indice des prix et non plus sur l'indice du coût à la construction.
On peut relever qu'en partant de la même base 100 en 2002, l'indice du coût à la construction s'est envolé jusqu'à l'indice 121,5 jusqu'à fin 2007. Plus complexe, au 1er janvier 2006 un indice de référence des loyers avait été crée par Jean-Pierre Raffarin, indice composite (Pour 20% celui du coût à la construction, 20% du coût des travaux et 60% des prix à la consommation).

A partir de maintenant, on revient donc sur un alignement avec l'inflation, voici une mesure qui ne va pas redonner du pouvoir d'achat à tous les locataires, mais surtout limiter leurs pertes de pouvoir d'achat.

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