Baisse de TVA dans la restauration : où en est-on ?

Publié le par Frank Rosenthal


Retail-distribution continue ses visites à l'étranger, mais revient tout au long de l'été sur l'actualité française et notamment la récente baisse de la TVA dans la restauration.

Depuis le 1er juillet, la baisse de la TVA est effective. Le taux de 19,6% a été ramené à 5,5%.

Que prévoyaient les Français avant cette baisse ?

Un intéressant sondage de Coach Omnium réalisé en mai 2009 auprès d'un échantillon repérsentatif de 1001 Français en interview face à face, livre quelques éléments.

D'une manière générale, 58% trouvent que les restaurants sont trop chers.

55% pensent que les restaurateurs vont garder le différentiel de TVA pour eux.
26% pensent que les clients vont profiter d'une baisse des prix.
12% pensent que les clients vont profiter d'une amélioration des prestations, sans hausse de prix
22% pensent que les restaurateurs vont accorder des augmentations de salaire.

Donc pessimisme des Français sur une baisse de prix dont ils sont pourtant 68% à juger comme une priorité.

Que peut-on constater cette première semaine d'application ?
Peu d'informations de la part de ceux qui ne changent pas les prix (personne n'explique que le personnel est revalorisé ou que les prestations sont améliorées).

Une information pas très précise, quel nombre de produits, quel pourcentage de baisse, cela reste très mystérieux, même quand la baisse est pratiquée comme ici chez Del Arte.




Les chaînes sont plus agressives que les indépendants. Ce qu'on voit se dessiner, alors que la baisse de la TVA est générales sur les produits, c'est des baisses de prix sur certains produits.
Quick a ainsi répercuté une partie seulement de la baisse avec 7% en prix conseillé sur le menu Giant et Giant XL à 5,80 € au lieu de 6,50 €, l'enseigne a pourtant fait une campagne d'affichage. chez MC Donald's seul le prix du menu Big Mac baisse de 5% (source : La Tribune). Déjà sur le forum de Que Choisir les consommateurs râlent face à cette augmentation pré-supposée des marges et non du pouvoir d'achat.

Pizza Hut suit cette stratégie avec une baisse partielle sur les menus.


Buffalo Grill lui baisse les prix sur les 15 produits les plus consommés dans ses restaurants.
Dans la charte signée avec l'Etat "contrat d'avenir" les restaurateurs s'étaient engagés à répercuter une baisse de prix de 11,8% sur au moins 7 produits. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Voici une affaire qui ne va pas simplifier la lecture des prix et la confiance des consommateurs.
Hervé Novelli, sécrétaire d'Etat à la consommation a parlé du chiffre de 30% des restaurateurs jouant le jeu et le considérant comme une bonne base de départ et parie sur une diffusion plus large au cours de l'été.

Le consommateurs constatera de son côté et l'essor d'Internet lui servira à échanger que la répercussion des baisses va plus vite que celle des hausses, la TVA de la restauration venant s'ajouter aux cas des matières premières et du pétrôle.
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Laurent DUNKELMANN 08/07/2009 12:12

Bonjour,
Il me semblait que les restaurateurs avaient à l'origine demandé un alignement de TVA à 5,5% pour résister à la concurence des fastfoods. Donc, j'en avait déduit que les fastfoods bénéficiaient déja de ce taux de TVA. Donc si c'est la cas (à vérifier) les baisses de prix que consentent Quick et MacDo sont hors cadre de cette loi et ne seraient qu'une réaction purement d'odre commercial et concurentiel.
Merci de bien vouloir nous apporter un éclairage sur le sujet.
Bonne journée.
Laurent

Frank Rosenthal 08/07/2009 22:07


Bonsoir Laurent,
merci de ton commentaire. les fast food étaient jsuqu'au 30 juin soumis à 2 taux, 5,5% pour la vente à emporter et 19,6% sur place. Une grande partie de leur CA est réalisée en vente à emporter,
d'où l'argument de la restauration "en salle" pour que tous les restaurants aient un taux unique. On peut donc comprendre que finalement peu de produits soient concernés, mais le nombre est
restreint et la baisse limitée. Il est donc sûr que les marges sur la vente en salles des fast foods augmentent très fortement. Les associations de consommateurs réagissent timidement et les médias
sont absents. Etonnant quand on voit tous les reportages consacrés ces derniers mois au pouvoir d'achat. A très bientôt. Frank